| C'est
l'effervescence à Zellenberg. La fête du"Wielada" (chargement
du vin a l'ancienne) qui se déroule ce week-end, se prépare activement.
Parmi les organisateurs, Gilbert Caspard est un véritable pilier. Portrait
d'un skieur de fond qui n 'a pas froid aux yeux. Avec son fameux spectacle
historique, la fête de Zellenberg a acquis une certaine renommée.
Des touristes réservent leur date chaque année pour y assister.
Derrière une telle organisation se cachent des bénévoles
qui se dépensent sans compter. Ainsi Gilbert Caspard ,un fidèle
depuis le début il y a plus de dix ans. Il est partout. Ces derniers
jours, il a participé au montage du chapiteau, cherché du matériel
pour les acteurs et des branches de sapin pour la décoration, collé
des affiches dans les campings alentour. Dimanche midi. il distribuera des tracts
dans les rues de Riquewihr. Gilbert, c'est surtout le porteur de hottes, l'un
des personnages principaux du spectacle. "C'est très physique, il
ne faut pas être cardiaque" La hotte contient 50 litres de vin et pèse
elle-même une vingtaine de kilos. Après l'avoir soulevée,
il s'agit de la verser dans l'entonnoir du tonneau En plus du spectacle, qui
sera donné trois fois (voir encadré). Gilbert participe à
la course de hottes, dimanche après-midi. "Le parcours fait environ
200 mètres de long. Le temps est compté .bien sur, mais aussi le
volume de vin qui reste en fin de course. En effet, comme la hotte est large en
haut, elle a tendance à déséquilibrer le coureur et à
se renverser. "Non sans fierté, il rappelle qu'il a terminé
premier l'an dernier, en 53 secondes. Trois pommes pour nettoyer le tonneau
Où est-ce que Gilbert trouve une telle énergie? Tout d'abord, c'est
un enfant du pays très attaché à son village et donc à
sa fête. "Mes parents étaient viticulteurs et ont vécu
ces traditions que l'on raconte dans le spectacle. Moi-même, je me rappelle
qu'à 12 ans, je nettoyais les tonneaux et pour cela je recevais trois pommes
! " Ce serrurier à la retraite de chez Liebherr depuis un an est également
un sportif aguerri. Passionné de ski de fond. il a participé à
de nombreuses courses, dont la plus connues, comme laTransjurassienne (76 km),
la Foulée Blanche ou l'Engadin Ski Marathon. A 58 ans, il continue de sillonner
les montagnes a bord de son camping-car. Amateur de vélo. il s'est mis
récemment au roller. D'un naturel passionné, .Gilbert a entraîné
toute sa famille dans l'aventure du " Wielada ". Son épouse
Christiane joue le rôle de la vigneronne cette année et s'occupe
de la décoration du village. Son fils aide à la confection de fagots
de sarments de vignes. Son cousin Jean-Claude préside l'association Trait
d'Union, organisatrice de la fête. Une fois le spectacle terminé,
Gilbert ne s'arrête pas là. " Au bal je suis l'un des premiers
à me lancer. J'adore danser, et j'invite les dames du public. ! "
Avis aux amatrices, cet homme-là à de la poigne ! |  |
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Le Wielada en 2006 samedi
12 Août à 19 H * dimanche 13 Août à 17 H
* mardi 15 Août à 17 H
Course de hotte le 15 Août à
15 H. Animations supplémentaires:
- Zellenberg en feu- la pompe
à bras reprend du service -
Mise en bouteille cuvée spéciale 's wielada (syndicat
viticole- problème de CI à résoudre) |
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Toit
de la salle des fêtes par André Wymann . Sur
la photo André et Benoît Wendling |
Salle des fêtes
retrouvée...... Il est une vieille chanson
française que nous avons tous fredonnée : " là-haut
sur la montagne l'était un vieux chalet " .Le poids des ans, la neige
et la pluie l'ont fait s'écrouler... et la chanson se termine par : "
car Jean d'un cœur vaillant l'a rebâti plus beau qu'avant ". A Zellenberg,
ce n'était pas un vieux chalet, mais une ancienne écurie dans la
cour du presbytère qu'un curé bâtisseur avait aménagée
en salle de réunion avec l'aide des jeunes du village bénévoles
et enthousiastes. C'était leur " sallala ", le local où
ils se réunissaient pour discuter, jouer au ping-pong, ils y avaient même
aménagé une scène pour s'essayer au théâtre.
Au fil des ans, la salle,de paroissiale devint communale : les associations s'y
réunissaient, les personnes âgées, les enfants, s'y retrouvaient
pour fêter Noël, les pompiers la Sainte Barbe. La municipalité
y organisait les vins d'honneur. Bref, la petite salle rendait de bons et loyaux
services à tout le monde. Hélas, en 1996 je couperet tomba :
fermeture de la salle pour cause de vétusté : le toit prenait l'eau,
les installations électriques et le chauffage n'étaient plus conformes
aux normes. Voilà les villageois orphelins de leur salle. La municipalité
qui venait de lancer le chantier de l'école ne pouvait à l'époque
assumer le financement d'une réhabilitation. Qu'à cela ne tienne,
des bénévoles s'en chargeront une fois encore. En 1997 Georges Le
Den devint le premier président d'une nouvelle association " Trait-
d'Union " qui fédérait les associations communales : pompiers,
syndicat viticole et paroisse. On décida que les bénéfices
de la fête villageoise " s'Wielada " iraient intégralement
à la restauration de la salle. L'édition 1998 du Wielada fut une
belle réussite. Des subventions communales et départementales et
un versement complémentaire de chaque association permirent la réalisation
d'une première tranche de travaux : gros-œuvre, charpente et couverture.
Une montagne de bonne volonté, d'ardeur à la tâche et d'amitié
fit démarrer le chantier le 29 mai 1999. Les bénévoles se
retrouvaient tous les samedis autour de Georges Le Den et d'André Wymann
soutenus par les conseils de Théo Hirlemann. architecte. Au début
de l'automne , la salle était recouverte d'une toiture de tuiles plates
absolument magnifique. Ensuite débutèrent sous le nouveau toit
des tâches moins pénibles : remise en valeur du poutrage intérieur,
aménagement d'un office pour y cuisiner, peinture des murs... Pour le carrelage
et le chauffage on fit appel à des entreprises extérieures.
Les premiers locataires (provisoires) de la salle furent les écoliers ravis
d'occuper ces nouveaux locaux. Aujourd'hui, la salle est prête pour
l'inauguration officielle le 28 mai en présence de Madame le Maire et de
son Conseil Municipal .Il a vraiment belle allure le vieux " sallala "
et tous ceux qui y ont travaillé peuvent en tirer une fierté légitime,
puisque Georges, André, .....et les autres, " d'un cœur vaillant l'ont
rebâti plus beau qu'avant ". Article de Simone
Ponchon le 1 Mai 2005 Parution dans" l'alsace" le 6 Mai |
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| |  Publication :
29/03/04
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